« Il s'agit de tracer la physionomie d'un édifice imposant tant par la richesse et la nouveauté d'un art qui, au fil d'une situation politique complexe, cherche à construire sa propre définition, que par la diversité des individualités qu'il fait surgir. Plus que d'un édifice, il faudrait parler d'un ensemble dynamique et zigzaguant, et relativiser les essais de coupes chronologiques (...) » C.C.
- Face à l'histoire: 1936-1939
- L'impossible oubli: 1939-1957
- Rupture et avènement: 1957-1965
- Modèles étrangers et Nouvelle Figuration 1960-1975
- Eclatement d'individualités: la décade multicolore 1975-1995
L'intelligence sensible
" Picasso, Shakespeare, Hitchcock, au secours de l'économie"
Picasso, Shakespeare, Hitchcock, mais au secours de quoi au juste ?
Au secours d'une vision technicienne du monde qui a trouvé dans l'économie sa principale expression. Au secours d'une économie qui a perdu sa mission première et qui a écarté l'homme en tant qu'être de culture et de sensibilité. Au secours de ceux qui désirent vivre et travailler dans un monde plus humain.
En réponse aux impasses des organisations humaines qui prônent la rentabilité financière et l'idéologie technique mais sans plus croire à ses progrès, Christine Cayol propose un chemin nouveau, par l'art, la culture et la vie.
La sensibilité, comme la pensée, se travaille et s'aiguise à partir de la confrontation avec d'autres regards, d'autres mondes, d'autres idées. Christine Cayol s'appuie sur la rencontre avec des œuvres d'art pour réhabiliter l'intelligence sensible et éveiller le sens de cette intelligence chez son lecteur.
"L'intelligence sensible
Picasso, Shakespeare, Hitchcock, au secours de l'économie"
Voir est un art
"Dix tableaux pour s'inspirer et innover"
Quelle est l’utilité de l’art dans nos vies ? En quoi nous aide-t-il à changer notre regard sur nous-mêmes et sur le monde ?
De Velázquez à Mondrian, de Caravage à Pollock, Christine Cayol propose à notre réflexion dix tableaux de grands maîtres. Chacun d’eux est l’occasion de nous ouvrir à la singularité du regard qui l’a fait naître et illustre une posture psychologique, sociale, spirituelle : transgresser, subvertir, oser voir, se risquer, se tenir à l’écart… en lien avec l’esprit d’innovation.
Car il s’agit bien de cela : s’inspirer, se renouveler et pour cela voir autrement, oser son regard dans une technique, un savoir-faire, se risquer dans la mise en oeuvre de cette nouvelle vision et par là–même innover.
Et si les aventures artistiques et humaines qui nous sont ici proposées sont possibles, c’est parce que « quelque chose, certes, s’invente dans la peinture, mais qui dépasse en même temps son champ et relève d’un certain rapport au monde, à l’autre, à la vie. » C.C.
Voir est un art
"Dix tableaux pour
s'inspirer et innover"
« Je suis catholique. Cela aurait pu être autrement. Il m'arrive de m'imaginer dans un monde bouddhiste, musulman, protestant, juif, orthodoxe, mais je suis catholique et jusqu'à présent je ne l'ai jamais regretté. Une seule chose me gêne dans ce nom : "catholique" voudrait dire "universel". Universel comme tout ce que l'on cherche à imposer au nom d'une supériorité plus ou moins avouée, au nom d'une peur aussi. Etre catholique pour moi ne s'apparente pas à l'universel, même si j'éprouve de la joie à me retrouver dans les églises du monde entier. Etre catholique n'est pas pour moi une conduite, ni une morale, encore moins une qualité : cela relève tout simplement d'une joie. Depuis que j'ai pris conscience d'être baptisée, cette joie ne m'a pas quittée. Je suis catholique et j'ai mal. C'est pour cela que j'écris. Ceci est le journal de ma douleur, de ma révolte, de mon espérance aussi.»